La finance verte

Le monde traverse une période de réchauffement et de toute sorte de dérèglement lié au climat. Face à cette tendance qui pourrait s’avérer fatale pour la planète, le concept de finance verte est né. Prenant appui sur des fondements purement écologiques, ce type de finance promeut l’utilisation des capitaux pour lutter contre le réchauffement climatique et favoriser une transition écologique.

Enjeux

La finance, c’est la gestion des ressources pécuniaires et des dépenses. Elle est la branche de l’économie qui s’occupe principalement de l’allocation des ressources. Traditionnellement, la rentabilité des projets était le critère principal qu’elle prenait en compte.

Mais le concept de finance verte prend acte du grand enjeu que représente la défense de l’environnement et la promotion de l’écologie, alors que le monde subit les revers des dérèglements climatiques. Ce concept peut être défini comme toute initiative, tout service financier, tout processus ou réglementation financière et fiscale conçus pour protéger l’environnement naturel. Ainsi, il est question de créer un environnement où le financement des projets écologiques est une priorité.

De plus, la finance verte vise à verrouiller et arrêter de financer les projets de nature à détruire des écosystèmes. Enfin, l’autre enjeu de la finance verte c’est d’impliquer davantage les citoyens dans cette cause.

Les acteurs de la finance verte

Plusieurs acteurs à divers niveaux sont impliqués dans la finance verte. Ces différents peuvent être classés dans quatre catégories. Il s’agit des émetteurs, des gestionnaires d’actifs, des sourceurs et de la société civile.

  • Les émetteurs, ce sont les gros investisseurs. Les banques, l’État et d’autres organismes publics. Ces derniers financent des projets comme la construction d’immeubles écolos ou la réfection d’immobiliers anciens pour les rendre moins énergivores ;
  •  Les gestionnaires d’actifs quant à eux, sont des investisseurs publics ou privés. Ils agissent principalement en finançant les projets moins polluants ;
  • Les sourceurs sont des régulateurs qui s’occupent de réglementer et d’évaluer les impacts des titres alloués et des labels imposés. Il s’agit de l’État et autres autorités de tutelle ;
  •  Enfin, les ONG et organisations syndicales représentent la société civile. Elles produisent des études sur l’environnement dans le but d’inciter, voire obliger les décideurs à réévaluer leurs critères.